Ne perdons pas… l’équilibre!

C’est le Mois de la prévention des chutes, et il y a lieu de se pencher sur cette question. Personne n’est à l’abri des chutes. Nous aurions tort de croire que tomber est uniquement l’apanage des aînés, quoique le risque augmente bel et bien avec l’âge. De fait, bon an mal an, entre 20 % et 30 % des personnes âgées au Canada sont victimes de chute, et 50 % des chutes conduisant à une hospitalisation surviennent à la maison. Chez les enfants de 0 à 9 ans, les blessures résultant d’une chute représentent la principale cause d’hospitalisation. Plus près de nous, l’hiver dernier, une de nos instructrices a subi une commotion cérébrale après avoir glissé sur une plaque de glace dans un stationnement et fait une très mauvaise chute.

 

Heureusement, il est possible de prévenir les chutes, mais il faut d’abord en connaître les causes. Peu d’équilibre et de coordination, des muscles moins forts et des os moins solides, une moins bonne vue, une oreille moins fine, des problèmes vestibulaires (oreille interne), les effets secondaires de certains médicaments ainsi qu’un environnement non sécuritaire à l’intérieur et à l’extérieur du domicile (surface glissante, manque d’éclairage, obstacles qui font trébucher, etc.) sont autant de facteurs qui accroissent les risques de chute.

 

Or, tomber n’est pas banal. Pour plusieurs, se casser un os peut exiger de porter un plâtre ou d’utiliser des béquilles pendant plusieurs semaines. Chez les aînés, une fracture de la hanche, par exemple, est souvent synonyme de perte d’autonomie et d’une transition de vie qui n’est ni souhaitée ni souhaitable. Ajoutons à cela la peur de tomber qui s’installe insidieusement après une chute, quel que soit l’âge, et peut avoir comme effet de limiter ses activités physiques – réduisant ainsi davantage sa mobilité – ses déplacements et ses activités sociales.

 

Il est prouvé qu’un mode de vie actif est essentiel pour vieillir en bonne santé, ce que l’Organisation mondiale de la santé définit comme « … le processus de développement et de maintien de la capacité fonctionnelle qui permet le bien-être à un âge avancé ». Pour diminuer les risques de mauvaises chutes, pratiquer régulièrement l’activité physique constitue l’option de choix, car celle-ci favorise le renforcement et l’endurance musculaires, l’équilibre, la coordination et la souplesse.

 

Et l’équilibre dans tout cela? Il ne s’agit pas ici que de travailler en appui sur une jambe, de faire des relevés et de se lever du sol, si importants et bénéfiques que soient ces exercices, mais de conditionner les structures et les systèmes de tout le corps qui contribuent à notre équilibre.

 

Sommairement expliqué, l’équilibre repose sur trois systèmes sensoriels qui captent l’information de notre environnement, de notre position dans l’espace, de nos mouvements et déplacements : la vue, le système somatosensoriel (la proprioception) et le système vestibulaire (l’oreille interne). Interviennent également les systèmes moteur et cognitif, mais nous nous attardons ici sur l’entraînement de nos systèmes sensoriels, dit entraînement multisensoriel, tel que nous le faisons dans nos cours de Pilates, par exemple, en changeant l’environnement pour stimuler un système plutôt qu’un autre. C’est aussi une façon amusante de mettre le corps et l’esprit au défi. 😉

 

Exemple d’une séquence d’exercices multisensoriels :

  • Se tenir debout sur le plancher ou le tapis et faire des mouvements de bras;
  • Se tenir debout sur un Sitfit et faire des mouvements de bras;
  • Se tenir debout sur un Sitfit, fermer les yeux et faire des mouvements de bras;
  • Se tenir debout sur un Sitfit, fermer les yeux, tourner la tête légèrement sur le côté tout en faisant des mouvements de bras.

 

Dans cette séquence, nos trois systèmes sensoriels sont activés et conditionnés.

 

Par ailleurs, des muscles des pieds et des chevilles faibles ainsi qu’une réduction de l’amplitude de leurs mouvements, notamment la dorsiflexion, diminuent notre stabilité et augmentent le risque de chutes. Tous les exercices pour les pieds et les chevilles que nous exécutons dans nos cours revêtent donc une grande importance, non seulement pour l’équilibre, mais aussi parce qu’ils améliorent notre capacité à déplacer notre poids et à nous orienter sur un terrain changeant.

 

Fait à signaler : il est prouvé que le rythme de déclin de certains ou de tous ces systèmes peut être renversé ou, du moins, ralenti par des exercices appropriés, comme que ceux que nous vous enseignons dans cette optique.

 

Intégrer des stratégies de prévention des chutes dans nos activités quotidiennes et pratiquer le Pilates concourent à nous prémunir contre les chutes. Décidément, le Pilates, c’est bien plus que du mouvement, incontestablement.

 

Ne laissez pas la peur de tomber de nouveau vous empêcher d’être actif;
l’inactivité augmente encore plus les risques de chute.

 

Cliquez ici pour en savoir davantage sur le Mois de la prévention des chutes

 

Sources :

 



Témoignages