Pause ou désenchantement ?

Le congé des Fêtes qui approche, l’arrêt des cours de Pilates durant cette période, la pandémie qui perdure avec ses effets sur notre motivation et niveau d’énergie ainsi que tous les bouleversements qu’elle entraîne sont autant de facteurs pouvant nous conduire à cesser de nous entraîner, à nous entraîner moins ou à être tout simplement moins actifs.

 

Dans le cas d’un entraînement intense régulier, faire une pause n’a pas forcément que des inconvénients, puisque celle-ci permet au corps de se rétablir : la noradrénaline et l’adrénaline, deux hormones du stress, se dissipent laissant ainsi aux muscles le temps de se régénérer.

 

Par contre, s’accorder une pause d’entraînement ne signifie pas de rester léthargique sur notre canapé des jours durant. Ça, c’est le désentraînement. Il importe de demeurer actif physiquement, de bouger de quelque façon que ce soit, et tous les petits gestes s’accumulent au cours d’une journée : marcher, monter et descendre des escaliers, jouer avec les enfants, transporter des sacs d’épicerie, faire quelques squats, des rotations thoraciques, des arcs de bras, etc. Demeurer actif permet de ralentir la perte de nos acquis si durement gagnés : force, endurance, tonus et masse musculaire.

 

Que se produit-il quand nous cessons de nous entraîner ?

Notre condition physique commence à régresser de façon appréciable après seulement deux semaines d’inactivité. C’est ce qu’on appelle le phénomène de réversibilité des qualités physiques. Celle-ci touche principalement les systèmes cardiorespiratoire, métabolique et musculaire, et les effets varient selon le niveau d’entraînement, le métabolisme et la durée de l’arrêt.

 

L’endurance est le premier effet physique ressenti : elle diminue en quelques jours seulement. Quel désenchantement !

 

Le tonus et la masse musculaire diminuent. Par contre, la perte musculaire varie selon la durée de la pause. Durant une période d’arrêt d’une ou deux semaines, les muscles rapetissent en raison d’un stock de glycogène musculaire moins important et perdent de leur tonicité. Avec un apport en glycogène musculaire diminué, les cellules musculaires stockent moins d’eau donnant ainsi l’impression de muscles plus petits.

 

Ce n’est qu’au bout de la deuxième semaine que s’amorce la véritable diminution de la masse musculaire et que celle-ci perd en volume et en force. Le pourcentage de fibres musculaires rapides baisse aussi. L’impact sur les articulations, la souplesse et la motricité se fait sentir. Reviennent également les douleurs que nous avions tenues à l’écart grâce à la pratique régulière du Pilates. Plusieurs de nos instructrices et membres du studio peuvent en témoigner.

 

 

Heureusement qu’il existe une mémoire musculaire, c’est-à-dire que les muscles se souviennent de leur forme d’avant l’arrêt de l’entraînement. Ainsi, nous pouvons retrouver plus rapidement notre niveau de forme physique. Mais pourquoi cesser complètement de s’entraîner en Pilates durant les Fêtes (ou l’été), laisser la réversibilité faire son œuvre, miner les résultats pour lesquels nous avons tant bûché et risquer un amer désenchantement ? Sans compter les effets sur notre mental d’une telle interruption — angoisse, anxiété, insomnie et état dépressif — en raison de carences de certaines substances, comme les endorphines sécrétées après un cours.

 

Par chance, il y a moyen de pallier l’arrêt des cours de Pilates durant les Fêtes : nos deux programmes d’entraînement en format électronique (e-books). Vous pouvez les acheter dès maintenant pour les recevoir le 17 décembre. L’un combine le Pilates debout et sans équipement et l’autre, le Pilates douceur et régénérateur. De quoi se tenir en forme !

 



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